Quel portraitriste es-tu ?

Avant de réaliser les « Rencontres photographiés », je n’étais pas encore en mesure de répondre à cette question. Bien sûr, la littérature photographique, les différentes techniques et les innombrables portraits témoignent de la très grande diversité de cette pratique qui a influencé mes intentions photographiques. Parmi les nombreuses citations l’une d’elles me correspond particulièrement, celle de Patrick SWIRC« Ce n’est pas le décor qui fait la valeur d’un portrait. Ni la technique, ni la lumière. Ce sont les deux personnes face à face qui font l’image. Il faut qu’il se passe quelque chose, que l’on sente bien, ou mal, qu’importe. Mais il faut qu’il y ait des sentiments de part et d’autre ».

Je me suis révélé et les sentiments chers à Patrick SWIRC se sont libéré faciliter par la pratique d’un « studio instantané » utilisé lors des « Rencontres photographiés »

C’est un échange, une discussion ouverte les différents états viennent naturellement, la joie, la réflexion, la tristesse, un peu comme quand on discute avec un ami, on lui parle de ce qui nous fait plaisir, de nos peines et on refait le monde ! Pendant quelques heures je prends une quarantaine de photos environ et ne donne aucune directive bien au contraire ! Le sujet, assis sur une chaise avec pour tout artifice un fond blanc, bouge et s’exprime. Ce n’est pas un portrait « posé » mais un instantané studio ! Sa réussite est indexée sur ma capacité à être dans l’empathie et quelquefois … il m’arrive d’oublier de déclencher !

Je n’ai pas de méthode pour aborder une rencontre et pour saisir les émotions recherchées. Je m’efforce d’être moi-même, d’être simple, sincère et à l’écoute. J’ai évité la psychologie de comptoir en restant à ma place, celle d’un photographe à l’écoute et qui respecte un échange profitable aux deux parties.

J’ai écouté, écouté en essayant de rester humble, en ne coupant pas les phrases, en ne prenant pas les passerelles permettant de rapporter l’échange sur soi, ici ou ailleurs, on n’écoute jamais assez, jamais assez !

Ces rencontres riches «de ce qui ne s’achète pas» m’ont secoué. Des flashs de lucidité et des claques m’ont ouvert plus encore les yeux. Je n’en suis pas pour autant plus lucide dans ma vie, mais j’ai le sentiment d’être juste un peu moins con et c’est bon signe.

J’assume leur confiance et leurs confidences par respect, par engagement et par amitié.

Daniel HILBOLD

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